danieldrai

15-19 Février 2013

BLOC NOTES

19 février. 

Petain

Le journaliste Victor Pérez vient de nous  donner connaissance d’une lettre de refus de la CIMADE,  ONG humanitaire d’inspiration protestante, à Michèle Teboul, la présidente du CRIF, relativement à la commémoration des rafles de Marseille. Le motif ? On vous le donne en Mille, c’est le cas de le  dire. La CIMADE  ne veut pas faire croire qu’elle cautionne… la politique  discriminatoire du gouvernement israélien à l’encontre des Palestiniens, politique jugée « contraire au droit international ». Si vous vous demandez parfois ce que peut bien signifier l’allégorie de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, autrement dit de la végétation déjetée qui les mélange au point de les rendre indiscernables, vous n’avez qu’à réfléchir aux mobiles réels de ce refus. Tout se passe comme si la présidente du CRIF avait imaginé, sans doute épaulée par un cabinet – conseil  spécialisé, cette commémoration pour couvrir les abominations continues commises par le gouvernement d’ Israël, selon ces Juges suprêmes au tribunal terrestre et céleste. Mieux: tout se passe comme si la police pétainiste et ses commanditaires hitlériens n’avaient été que des figurants pour jouer par anticipation cette farce odieuse .On se demande d’ailleurs pourquoi la Présidente du CRIF marseillais s’est fendue d’une telle invitation en direction d’une ONG dont les partis pris sont notoires, récidivants et vindicatifs parce que leur conditionnement théologique, médiocrement recyclé, ne trompe  personne. Il faut se souvenir de cet adage de l’immémoriale  sagesse biblique : la mansuétude vis à vis des pervers nuit à ceux qui la prodiguent. Les belles âmes de la CIMADE prétendent défendre le droit et la légalité internationale. Qui les a fait juges? Si ce n’est cet incurable « enseignement du mépris » qui exsude  de chaque mot de ce refus hargneux qui va bien plus loin que son occasion factuelle.

18 février.

Hoover

Roosevelt

Annonce par le ministre de l’Agriculture d’une possible nouvelle taxation qui affecterait cette fois les allocations familiales pour les « hauts revenus ».Où l’on va retrouver le débat, sinon la polémique sur la définition de ce qu’est un « haut »  revenu. Deux questions de fond se posent alors à propos de ce qu’il est convenu d’appeler « la gouvernance » des Etats et des sociétés démocratiques en crise chronique. La première concerne la notion même d’alternance. Dans un régime dit démocratique, il va de soi qu’un jour l’Opposition, au sens constitutionnel, accède aux responsabilités pour mettre en oeuvre sa politique et réaliser ses propres projets. Dans ces conditions, l’alternance  constitue une véritable alternative et ne se réduit pas à la simple rotation des candidats au Pouvoir. Encore faut –il que la dite Opposition soit porteuse d’une politique digne de ce nom qui ne se limite pas à se démarquer de celle  qu’elle a critiquée, sans pouvoir  obtenir de meilleurs scores. Roosevelt n’a pas simplement critiqué verbalement la politique de Hoover. Il a conçu, conduit et fait réussir le New Deal. Par ailleurs, une politique, au sens vital du terme, ne peut pas non plus se  borner à ce qu’ailleurs (Grands problèmes politiques et sociaux contemporains, 2009) l’on a qualifié de « gouvernance négative ».Celle qui consiste à prendre, et à prendre encore, sans rien donner en échange. Il se peut  qu’une telle manière de gouverner se proroge sans aucune réaction convulsive. Ce serait le symptôme d’une grave nécrose, d’une dangereuse atonie du corps social. Il est vrai que l’idée révolutionnaire est démonétisée et que nul ne se risquerait à la ressusciter. Mais allez prévoir ce qu’il peut se produire lorsque la gouvernance négative  n’est plus que le moyen de financer l’arrivée et le maintien au pouvoir d’une pseudo – élite, sans imagination et aux ordres de l’ Exécutif  … L’anti- parlementarisme s’est nourri de ces désillusions là :le statut de parlementaire comme la plus flagrante et la plus inacceptable des rentes de situation. Sans aucune obligation de résultat. A suivre.

Le 15 février.

Benoit XVI

Benoit XVI

L’onde de choc produite par la démission de Benoît XVI  se propage bien  au delà de l’Eglise catholique, apostolique et romaine. Pour la première fois depuis des siècles un Pape dépose sa croix et se met à la retraite. Pour quelles raisons, à part celles invoquées dans  son allocution de renoncement ? On dit (Le Point) que c’est l’incurable Curie romaine  qui a eu raison de sa résistance physique, nerveuse et spirituelle … Qui le saura? Qui le dira? En tous cas,ce geste est d’une portée considérable.Il constitue le premier geste proprement séculier au sein de l’ Eglise d’institution christique. Dans quelques jours donc Benoît XVI ne sera plus Pape, successeur de Pierre. Il se retrouvera dans une maison de deux étages sise à Castel Gandolfo, avec ses livres, sa musique, ses prières et son silence. Le vrai Paradis.

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