danieldrai

20 Janvier 2013

20 janvier 2013, 9 heures.  « Chabbat plein » au Coudray à l’invitation de Joël Mergui, président du Consistoire Central et de l’ACIP, en compagnie du grand rabbin de Paris, nouvellement installé, Michel Giggenheim, et de nombreux présidents et présidentes – hallélouya !- de communautés, et de chefs et « cheffes » de service.Offices  religieux devant les grandes baies vitrées donnant sur le parc de l’hôtel, avec de temps en temps le passage de biches bondissantes …Une vraie carte postale..Quel sera l’avenir de l’institution consistoriale ?Assumer inlassablement le point de contact entre deux axes de coordonnées historiques et politiques : sa propre histoire  institutionnelle, qui remonte à Napoléon et la convocation du « Sanhédrin » en 1807 ( n’omettons pas les guillemets ), et l’histoire collective des Juifs de France, qui s’abouche bien  sûr à l’histoire du peuple juif, laquelle remonte spirituellement au Sinaï.Il faut à cet effet éviter la quadripartition  concurrentielle et néfaste du champ communautaire actuel. Quatre grandes institutions, venues au monde dans des circonstances politiques différentes et à des périodes historiques différentes aussi, partielles de ce fait même,  malgré leur sigle universaliste, sont parfois portées à méconnaître l’objet qui les dépasse toutes  : l’unité d’une communauté  formée par trois types de populations : les ashkénazes, qui ont connu les horreurs de l’Occupation et de la déportation ; les Juifs originaires d’Afrique du Nord, qui ont enduré le déracinement ;  et leurs enfants et petits enfants qui, eux,  essuient ensemble depuis quatre décennies les suies et les duretés de la société du chômage et de la précarité. Sans espoir,  patiemment construit ou reconstruit, point d’Histoire..

17 heures. Inauguration du sépher  Thora à la mémoire de David Messas, grand Rabbin de Paris durant prés de trois mandats successifs et qui s’est éteint en 2011. Je revois son cercueil déposé par les fidèles devant l’Ekhal de la synagogue qu’il avait eu à cœur de fonder, avenue de Versailles, au nom de son père Chalom Messas qui fut le grand Rabbin de Jérusalem. Deux images se condensent : le départ du cercueil vers Jérusalem, et quatorze mois après, le retour, quasiment substitutif, du sépher Thora écrit en son nom. «  Et tu choisiras la vie ». Son fils Ariel lui succède à la synagogue qui  porte désormais son nom associé à celui de son père : Maguen David- Ahavat Chalom.Tout un programme. Avec son propre frère Emmanuel, je suis invité à tracer dans ce sépher une lettre. C’est un rech qui m’échoit. Pour Armand Abecassis, ce sera un mem. Rech, roch.. Roc… Le Créateur est le roc  auquel s’arriment  Israël et l’Humain qu’Israël représente et sur qui il veille à sa façon pour que ne s’y efface pas, le tsélem Elohim, le sceau divin. Du balcon intérieur, pendant que s’ouvre l’Ekhal qui va  accueillir cette âme désormais enveloppée de Thora, les femmes tendent leur bras, les mains ouvertes,  en direction des sépharim avant de les porter à leurs yeux … Comme si elles voulaient y  inscrire une lumière tellement spiritualisée qu’elle en devient invisible.

Inauguration du Sepher Thora à la mémoire de Rabbi David Messas . Ecriture des dernières lettres . Celle qui m'échoit à l'invitation du Rav Ariel Messas et de son frère le Professeur Emmanuel Messas est un RECH . Synagogue Maguen David -Ahavat Chalom , le 20 janvier 2013 . Que son souvenir soit bénédiction .

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :